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Vendredi 9 septembre 5 09 /09 /Sep 11:13

Quelques extraits écrits le 29 juillet dans The Daily Telegraph de Londres par Charles Moore, journaliste britannique conservateur et libéral depuis plus de trente ans :

 

“La force de l’analyse de la gauche tient au fait qu’elle a compris comment les puissants se parent d’un discours libéral de droite pour défendre leurs privilèges. La ‘mondialisation’, par exemple, ne devait à l’origine signifier que le libre-échange à l’échelle du monde. Or, aujourd’hui, cela signifie que les banques accaparent les bénéfices réalisés au plan international et distribuent les pertes aux contribuables dans chacun de leurs pays. Les banques ne ‘rentrent à la maison’ que lorsqu’elles n’ont plus d’argent. C’est alors que nos gouvernements leur donnent de l’argent frais.”

“Quand les banques qui gèrent notre argent le font disparaître, le perdent puis, grâce à la garantie de l’Etat, ne sont même pas sanctionnées, c’est quelque chose de bien pire qui se produit. Il s’avère – comme la gauche l’a toujours affirmé – qu’un système visant à faire progresser le plus grand nombre a été perverti dans le but d’enrichir un petit nombre.”

 

Ce sentiment que la droite a failli et que … la gauche a raison, est en train de faire des émules parmi d’autres journalistes conservateurs européens. Il était temps !

 

Par En haut à gauche - Publié dans : Politique
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Samedi 3 septembre 6 03 /09 /Sep 21:54

Les dimanches 9 et 16 octobre auront lieu les primaires du parti socialiste.

Au Relecq-Kerhuon, il y aura 2 bureaux de vote, les 2 seront dans la Mairie : un dans la salle des mariages et un dans la salle des commissions.

 

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Toutes les informations utiles sont sur http://www.lesprimairescitoyennes.fr/



Par En haut à gauche - Publié dans : Politique
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Mardi 5 juillet 2 05 /07 /Juil 16:18

Entretien retranscrit dans Courrier International n° 1078   

30.06.2011 | Yasmin El-Sharif | Der Spiegel


Au cours du siècle dernier, l’Allemagne s’est trouvée trois fois en faillite. Si elle a pu se relever, c’est entre autres au détriment de la Grèce, explique l’historien de l’économie Albrecht Ritschl. Elle ferait bien de s’en souvenir.

 

L’Allemagne joue les donneuses de leçons sur la question de savoir s’il convient d’accorder de nouvelles aides à la Grèce. Le gouvernement se montre inflexible sur le mode : “Vous n’aurez de l’argent que si vous faites ce que nous vous demandons.” Cette attitude est-elle justifiée ?
Albrecht Ritschl Non, absolument pas. Dans toute l’histoire récente, c’est l’Allemagne qui a connu les pires faillites d’Etat, au XXe siècle. Sa stabilité financière et son statut de bon élève de l’Europe, la République fédérale les doit uniquement aux Etats-Unis, qui, aussi bien après la Première Guerre mondiale qu’après la Seconde, ont renoncé à des sommes considérables. Malheureusement, on a un peu trop tendance à l’oublier.

Que s’est-il passé exactement ?
Entre 1924 et 1929, la république de Weimar a vécu à crédit et a même emprunté auprès des Etats-Unis l’argent dont elle avait besoin pour payer les réparations de la Première Guerre mondiale. Cette pyramide s’est effondrée pendant la crise de 1931. Il n’y avait plus d’argent. Les dégâts ont été considérables aux Etats-Unis et l’effet a été dévastateur sur l’économie mondiale.

Il s’est produit la même chose après la Seconde Guerre mondiale.
Sauf que les Etats-Unis ont veillé à ce que l’on n’exige plus de l’Allemagne des réparations aussi exorbitantes. A quelques exceptions près, toutes les demandes ont été renvoyées à une future réunification des deux Allemagnes. C’est véritablement ce qui a sauvé l’Allemagne, cela a été le fondement du miracle économique qui a commencé dans les années 1950. Mais les victimes de l’occupation allemande ont dû renoncer aux réparations, y compris les Grecs.

Quelle a été l’ampleur des défauts de paiement de l’Etat allemand ?
Si l’on prend la puissance économique des Etats-Unis comme point de référence, le défaut allemand des années 1930 a eu autant d’impact que la crise financière de 2008. En comparaison, le problème de la Grèce est minime. Seul le risque de contagion à d’autres pays de la zone euro pose problème.

La République fédérale passe pour être un modèle de stabilité. Combien de fois l’Allemagne a-t-elle fait faillite, au total ? Cela dépend du mode de calcul. Rien qu’au cours du siècle dernier, au moins trois fois. Après les premiers défauts de paiement, dans les années 1930, les Etats-Unis ont consenti une remise de dette considérable à la République fédérale, en 1953. A partir de là, l’Allemagne s’est portée comme un charme pendant que le reste de l’Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l’occupation allemande. Même en 1990, le pays s’est retrouvé en situation de non-paiement.

Pardon ? Un défaut ?
Oui, le chancelier d’alors, Helmut Kohl, a refusé d’appliquer l’Accord de Londres de 1953 sur les dettes extérieures de l’Allemagne, qui disposait que les réparations destinées à rembourser les dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale devaient être versées en cas de réunification. Quelques acomptes ont été versés. Mais il s’agissait de sommes minimes. L’Allemagne n’a pas réglé ses réparations après 1990 – à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés. Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l’occupation n’ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus.

Contrairement à 1953, il s’agit moins aujourd’hui d’accorder une remise de dette à la Grèce que d’étirer l’échéancier du remboursement. Peut-on dire que le pays est menacé de faillite ?
Absolument. Un pays peut faire faillite même s’il n’est pas complètement fauché. Tout comme en Allemagne dans les années 1950, il serait illusoire de croire que les Grecs pourront s’acquitter seuls de leur dette. Aujourd’hui, il faut fixer le volume des pertes auxquelles doivent consentir les créanciers de la Grèce. Et, surtout, il s’agit de savoir qui va payer.

Et le premier des payeurs devrait être l’Allemagne…
En résumé, oui. Nous avons été très inconséquents – et nos industries exportatrices s’en sont bien trouvées. Personne en Grèce n’a oublié que la République fédérale devait sa bonne forme économique aux faveurs consenties par d’autres nations. Les Grecs sont parfaitement au courant des articles hostiles à leur égard parus dans les médias allemands. Si le vent tourne dans le pays, de vieilles revendications liées aux réparations de guerre pourraient refaire surface, y compris dans d’autres pays européens. Et si l’Allemagne se trouve contrainte de les honorer, nous y laisserons notre chemise. En comparaison, le renflouement de la Grèce est plutôt une bonne nouvelle. Si nous écoutons les boniments dont on nous abreuve et si nous continuons à jouer les grippe-sous, le cigare aux lèvres, nous sommes condamnés tôt ou tard à voir resurgir de vieilles ardoises.

Quelle solution serait actuellement préférable pour la Grèce – et l’Allemagne ?
Les faillites qu’a essuyées l’Allemagne au siècle dernier nous enseignent que le plus raisonnable serait de consentir une remise de dette généreuse. Ceux qui ont prêté de l’argent à la Grèce seraient alors contraints de renoncer à une bonne part de leurs créances. Certaines banques n’y survivraient pas, et il faudrait alors mettre sur pied de nouveaux programmes d’aide. Cela pourrait revenir cher à l’Allemagne, mais, d’une manière ou d’une autre, il nous faudra mettre la main à la poche. Et puis la Grèce se verrait ainsi donner une chance de prendre un nouveau départ.

 

Par En haut à gauche - Publié dans : Politique
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Mercredi 13 octobre 3 13 /10 /Oct 10:15

parite.jpgLa France chute de la 18e à la 46e place dans le classement des égalités hommes/femmes du Forum économique mondial.

 

L’Islande, la Norvège, la Finlande, puis la Suède caracolent en tête des pays les plus égalitaires au monde. Les pays nordiques restent un modèle dans l'élimination des inégalités entre les sexes.

 

Le recul de l'Hexagone, qui le ramène près de son niveau de 2007 (51e), s'explique par «la baisse du nombre de femmes occupant des postes ministériels» et en raison du «ressenti d'inégalités de salaire à travail égal».

 

La lanterne rouge des pays d’Europe occidentale est l’Italie. Elle n’est que 74e du classement. Avec la France, elle fait figure d’exception dans une Europe occidentale qui domine largement le classement mondial (les Etats-Unis, de leur côté, progressent de douze rangs, et se classent en 19e position).

 

À l'opposé, la France occupe la première place pour deux autres des quatre critères pris en compte : l'éducation et la santé.

 

En France, un tiers de plus de femmes que d’hommes va à l’université. Une proportion qu’on ne retrouve pas au plus haut niveau des entreprises et du monde politique.

 

 

Par En haut à gauche - Publié dans : Société
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Samedi 2 octobre 6 02 /10 /Oct 21:25

5044036419_457302a94e.jpg2,9 millions de manifestants selon la CFDT.

3 millions selon la CGT.

900.000 personnes dans les rues selon le ministère de l'Intérieur.


Entre les chiffres des syndicats et ceux communiqués par le ministère de l'Intérieur, qui croire ? Un policier explique :

Selon Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité police SGP-FO, lors des manifestations, "le nombre de manifestants compté sur le terrain par les policiers n'est pas toujours celui communiqué".

"Il y a souvent des modes de calcul assez similaires entre les syndicats et la police", mais la police compte environ un ou un et demi manifestant au mètre carré et les organisateurs deux manifestants".

En outre, selon lui, derrière les chiffres, il y a "un enjeu politique".

A titre d'exemple, Nicolas Comte cite une manifestation de policiers à l'automne 2009. "Nos collègues avaient compté 5.000 manifestants (...). Pour finir, la préfecture a donné moins d'un millier de manifestants", a-t-il raconté…

 

Brest. 15.000 manifestants dans les rues de la ville contre 14.000 le 23 septembre selon Le Télégramme

 

Par En haut à gauche - Publié dans : Social
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