Tous mobilisés samedi 2 octobre à 14h30 place de la Liberté à Brest.
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Tous mobilisés samedi 2 octobre à 14h30 place de la Liberté à Brest.
Le 7 septembre, plus de 220.000 manifestants avaient été dénombrés dans le Finistère, les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan et
la Loire-Atlantique. Aujourd'hui, dans ces cinq départements, la mobilisation semble légèrement en retrait avec un peu plus de 200.000 personnes dans les rues.
Dans le Finistère
- Brest : environ 14.000 manifestants ce matin (estimation), contre 15.000 le 7 septembre.
- Quimper : 11.500 manifestants, contre 12.000 le 7.
- Quimperlé : environ 5.000, contre 4.500 le 7.
- Morlaix : entre 5.000 et 7.000, contre 7.000 le 7.
- Ouessant : 200 manifestants.
Dans les Côtes-d'Armor
- Saint-Brieuc : Entre 12.000 et 13.000 manifestants, contre 13.000 à 40.000 le 7.
- Guingamp : 3.600 manifestants ce matin, contre 4.000 le 7.
- Lannion : environ 5.000 manifestants ce matin, contre 8.000 le 7.
- Dinan : 3.500 à 4.000, contre 3.000 à 3.500 le 7.
Dans le Morbihan
- Lorient: environ 20.000 manifestants aujourd'hui, entre 9.000 et 20.000 le 7.
- Vannes : entre 6.500 et 12.000 manifestants ce matin, contre 12.000 le 7.
- Pontivy : environ 3.300 manifestants ce matin, contre 3.000 le 7.
- Belle-Ile-en-Mer : 280 manifestants ce matin, contre 250 le 7.
En Ille-et-Vilaine
- Rennes : 18.000 manifestants selon la police dans le premier cortège et 850 dans le second cortège (FO+CNT), contre 21.000 le 7. Les syndicats ont dénombré aujourd'hui 35.000 participants contre 48.000 le 7 septembre.
- Fougères : 700 manifestants selon la police, contre 770 le 7 septembre.
- Saint-Malo : 1.700 manifestants selon la police, 3.500 selon les syndicats. Le 7 septembre, ils étaient entre 1.900 et 3.500.
- Redon : 1.400 manifestants selon la police, 3.000 selon les syndicats. Selon la police, ils étaient 1.500 le 7 septembre.
- Vitré : 300 manifestants selon la police, 800 selon les syndicats, contre de 350 à 600 le 7 septembre.
En Loire-Atlantique
- Nantes : entre 31.000 et 80.000 manifestants, contre 40.000 à 80.000 le 7.
- Saint-Nazaire : environ 20.000 manifestants selon Presse Ocean.
Info : Letélégramme.com
Forte mobilisation ce matin dans le Finistère contre la réforme des retraites.
On évalue le nombre de manifestants à :
25 000 à Brest
20 000 à Quimper
7 000 à Quimperlé et Morlaix
Communiqué de Marylise LEBRANCHU, présidente de la Fédération
Nationale des Élus Socialistes et Républicains
Et de Francis LEC, Délégué national à la justice et à la sécurité de la FNESR :
Depuis plusieurs semaines, et au cœur de l'été, le Président de la République et son Ministre de l'Intérieur, ont entrepris diverses opérations qui affirment vouloir rétablir la sécurité dans des zones de non droit qu'ils ont laissées se développer alors qu'il était de la responsabilité majeure de l’Etat d'assurer la sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble de notre territoire ; un sondage récent CSA-Marianne confirme d’ailleurs que 70 % des Français jugent inefficace la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy depuis huit ans, tant au Ministère de l’Intérieur qu’à la tête de l’Etat.
Ces gesticulations médiatiques permanentes apparaissent chaque jour davantage comme une opération de diversion à la crise morale profonde provoquée par les « copinages-coquinages politiques » révélés par l’affaire d’Etat Bettencourt.
Une manifestation supplémentaire de cette stratégie vient de nous être donnée par la montée au créneau de Christian Estrosi qui, faute d’apporter des solutions au sauvetage de notre industrie, vient en matière de sécurité de rendre responsables les maires de France d’une obligation de sécurité et de prévention de la délinquance qui ne relève pas de leur ressort ; les pouvoirs de maintien de l’ordre et de police judiciaire sont en effet exercés intégralement par la Police nationale et la Gendarmerie qui n’ont aucun compte à rendre aux maires mais au seul Préfet qui représente l’Etat dans chaque département.
Les polices municipales n’ont ni le droit ni la capacité de se substituer à ces missions régaliennes.
Il est donc inadmissible pour tous les élus locaux que Christian Estrosi tente d’abuser l’opinion des Français en assignant aux maires des responsabilités qu’ils n’ont pas.
Après la réforme des collectivités locales qui aboutit à un affaiblissement de l’autonomie financière de l’ensemble des collectivités locales, on assiste aujourd’hui à une attaque frontale contre les élus locaux qui sont pourtant actuellement les véritables garants de la cohésion sociale face à une crise économique qui perdure gravement.
Christian Estrosi met les maires à l’index, mais il explique mal comment ces derniers bénéficient de l’estime générale de leurs concitoyens – à la différence du gouvernement actuel –, concitoyens qui sont sans doute les mieux à même de mesurer les efforts qu’ils déploient quotidiennement dans leur ville contre toutes les formes d’insécurité dans les limites de leurs compétences et des moyens dont ils disposent.
Il est urgent que le Chef de l’Etat et son gouvernement se ressaisissent et entreprennent de réparer les dégâts politiques, sociaux, internationaux, de leurs opérations de com’ estivale.
Loin de rassurer nos concitoyens sur la protection que doit leur garantir l’État, les méthodes expéditives et brutales du démantèlement des camps de Roms et de gens du voyage ou d’évacuation des squats installent une ambiance lourde et sombre dans notre pays.
Dans une république digne de ce nom, la fermeté et l’autorité se nourrissent du respect du droit, pas de l’arbitraire et de la violence physique.
Tout cela est honteux et doit cesser dans le pays des Droits de l’Homme.
Ces deux démissions trahissent la panique qui s'installe au sommet du pouvoir, en pleine affaire Bettencourt/ Woerth.
Cela s'appelle un auto-limogeage sur ordre supérieur. Alain Joyandet et Christian
Blanc savaient qu'ils seraient exclus du gouvernement à l'occasion du remaniement annoncé pour octobre prochain. Ils ont été incités à anticiper cette sanction par un chef de l'État décidément
bien nerveux. Ces départs précipités trahissent la panique qui s'installe au sommet du pouvoir et accentuent une impression de bricolage et d'incompétences. Joyandet et Blanc se sont révélés
particulièrement légers, avec ce voyage en avion privé pour 116.500euros, un permis de construire contesté et 12.000euros de cigares achetés avec de l'argent public. Mais la sanction aurait été
plus probante dans le cadre d'une purge générale programmée pour l'automne avec une double perspective acceptable de rigueur et de préparation de la présidentielle de 2012. La question que
suscite le comportement de Nicolas Sarkozy englobe ceux des autres ministres qui ont notoirement dégradé l'image de l'Exécutif et qui ne servent plus à rien puisqu'ils sont paralysés par la
perspective de leur inéluctable exclusion dans quatre mois.
Protéger Woerth
La démission forcée des deux ministres accrédite surtout l'idée que le pouvoir cherche un exutoire pour essayer de protéger Éric Woerth. Or, sacrifier deux personnes pour essayer d'en sauver une
troisième, plus gravement menacée, témoigne d'une grande panique au sommet. Panique déjà suggérée par les improvisations chaotiques de Nicolas Sarkozy sur le thème de la morale publique. Nul
doute que des sondages non publiés confirment le décrochage de son socle électoral, les plus de65 ans. Mais c'est un coup pour rien car Joyandet et Blanc seront vite oubliés. Ne serait-ce que
parce qu'ils n'étaient pas vraiment utiles puisqu'ils ne sont pas remplacés avec - comble d'humour involontaire - le ministre du développement rural désormais chargé de l'avenir du Grand
Paris.
Point de vue de Alain Joannes paru dans Le Télégramme
Photo MaxPPP
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