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Economie

Jeudi 11 juin 2009

Le prix du lait actuellement payé aux producteurs vient de subir une baisse brutale. Il se situe aujourd’hui à un niveau historiquement bas. Dans le même temps, les prix payés par les consommateurs n’ont connu aucun mouvement de baisse significative.


De très nombreux éleveurs sont pris à la gorge. Ils manifestent leur colère sans être entendus par le gouvernement.


Les causes de cette situation sont connues, même si le gouvernement cherche à les cacher. Le Parti socialiste tient à les rappeler :

-    la dérégulation du marché du lait au moment des accords de la PAC en 2003 et la disparition des quotas laitiers programmée dès cette date ;
-    la remise en cause en 2008 des mécanismes de fixation du prix du lait au sein de l’interprofession laitière, au détriment des producteurs, au nom de la libre concurrence ;
-    la fin des quotas laitiers en 2015 qui provoquera une très forte restructuration de la production laitière et dont les effets commencent déjà à se faire sentir.


Dans tous les cas, les responsables politiques issus de la majorité UMP qui se sont succédés ces dernières années au gouvernement sont directement responsables de cette situation.


C’est d’autant plus absurde que la filière laitière fonctionnait bien. Les mécanismes de régulation n’ont été supprimés que pour servir quelques intérêts minoritaires. En accord avec les responsables des industries agro-alimentaires et des centrales d’achat de la grande distribution, l’UMP a fait le choix de la dérégulation et de la concurrence, au détriment des producteurs et des consommateurs. Cette évolution aboutira inexorablement à concentrer la production laitière au profit d’une minorité et tourne le dos à une agriculture durable.


Le Parti socialiste demande que soient mises en œuvre le plus rapidement possible les mesures suivantes :

-    Le rétablissement des mécanismes de régulation des prix au sein de l’interprofession laitière ;
-    la poursuite durant toute la campagne laitière du gel de 1% d’augmentation de quotas ;
-    la réouverture à l’échelle européenne des discussions sur les quotas avec pour objectif la prorogation du système actuel au-delà de 2015 ;
-    la mise en place d’un vrai observatoire des marges qui fasse enfin la lumière sur les marges bénéficiaires constatées dans la grande distribution.


Les socialistes français s’engageaient à mettre en œuvre ces orientations au Parlement européen après le 7 juin et à rompre avec la politique de la droite du tout concurrence et de soutien exclusif aux intérêts des industriels. Sur la question du prix du lait comme sur d’autres, le Parti socialiste est la seule force capable de porter de manière crédible une alternative à la domination de la droite.


Communiqué de Germinal Peiro
Secrétaire national à la ruralité et à la mer

 

Par Romuald
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Mardi 24 mars 2009
Trouvé ce matin dans Le Télégramme et retrouvé ensuite sur letelegramme.com, un point de vue d'Alain Joannès qui nous rappelle que Nicolas Sarkozy, à la veille de la crise économique mondiale que nous subissons, nous vantait encore les prétendus bienfaits des prêts hypothécaires pour accéder à la propriété, ou la généralisation des stocks options.
Il nous rappelle aussi qu'une fois la crise venue, notre président bien aimé s'est abstenu de réclamer des contreparties aux banquiers venus solliciter l'aide de l'Etat, le comparant désavantageusement à Barack Obama...


Par Romuald
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Jeudi 12 mars 2009
Selon le classement Forbes 2009 rendu public hier, les milliardaires ont perdu la moitié de leur fortune en 2008.

25 % des milliardaires en 2008 ne le sont plus en 2009, et l’ensemble de la fortune des milliardaires restants a chuté de 45 %, diminuant de 4.400 à 2.400 milliards de dollars.


Les victimes les plus nombreuses de la crise sont russes et indiennes.


Quant aux Etats-Unis, qui ont perdu 100 milliardaires, ils retrouvent la première place dans le classement des pays... Et Bill Gates redevient l'homme le plus riche du monde.


Pour information, le seul milliardaire ayant progressé dans le Top 20 est le maire de New York, Michael Bloomberg, en 17ème position mondiale avec 16 milliards de dollars de fortune personnelle…


Et oui, il s’agit d’un autre monde.


A lire sur challenges.fr et lesechos.fr :

La fortune des milliardaires a fondu de moitie
Les milliardaires ont perdu la moitié de leur fortune en 2008


Par Romuald
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Mardi 10 février 2009
La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle dès 2010, dans les conditions énoncées par lui, est une faute économique grave.

Le coût de la suppression de taxe s’élève à plus de 26 milliards d’euros  - et non 8 milliards comme l’a annoncé le Président de la République, qui n’a compté que la part que versait l’Etat aux collectivités, en compensation partielle des allègements déjà accordés aux entreprises.

Nicolas Sarkozy s’apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.

Qui va payer ?

Nicolas Sarkozy n’a assorti cette décision d’aucune mesure susceptible de financer la suppression de cette taxe : il s’en est tenu à évoquer une vague « taxe carbone », sans aucune précision sur les montants escomptés ni sur les modalités de mise en œuvre. Au regard de tels enjeux financiers, on s’étonne de cette improvisation.

Cela ne fait aucun doute : Nicolas Sarkozy veut d’abord faire porter l’effort sur les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l’Etat et par la diminution de leurs dotations. Un bel exercice de démocratie : l’Etat décide sans autre préalable de faire payer les collectivités pour des allègements accordés aux entreprises que lui seul décrète !

Nicolas Sarkozy n’épargnera pas non plus les ménages, qui  seront immanquablement mis à contribution, dans une période où l’urgence économique et sociale est à la défense de leur pouvoir d’achat.

Quant aux entreprises, destinataires de ce nouveau cadeau, aucune contrepartie ne leur est à priori demandée. Une exonération d’autant plus injuste alors que la TP assure un lien entre les entreprises et les territoires, quand les collectivités sont créatrices de 73% de l’investissement public. Pire, aucun raisonnement économique ne démontre d’impact de la suppression de la TP sur les décisions d’investissements des entreprises, encore moins sur les délocalisations.

Les élus socialistes et républicains sont favorables à une réforme globale de la fiscalité locale, qu’ils considèrent effectivement comme injuste socialement et inefficace économiquement ; cela intègre des évolutions concernant la taxe professionnelle.

Mais une telle réforme appelle mesure et responsabilité. Les élus socialistes et républicains n’accepteront pas ce type d’improvisation, dangereuse pour le devenir des territoires, de la solidarité et du pouvoir d’achat des Français.

Par Romuald
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Mardi 3 février 2009
L’ultralibéralisme

Vous vous souvenez que la semaine dernière, nous avons vu que la « science économique » reposait sur trois piliers :
·         Les ressources rares,
·         Les besoins « illimités »,

·         Le lien entre les deux : le marché au centre du système.


Mais la science économique n’étant pas une science exacte, il semble présomptueux de parler de « lois du marché ».Il me paraît préférable d’employer le terme de «  théories des marchés », ces théories étant différentes et même parfois divergentes parce qu’elles sont élaborées par des individus chacun avec ses particularismes.

Je voudrais maintenant aborder avec vous quelques textes qui vous feront comprendre  quelques-unes des théories (ou doctrines lorsqu’elles sont érigées en systèmes) des marchés.

Le 1° texte a été écrit en 1776 par Adam Smith, philosophe écossais dans son ouvrage « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ».

"En dirigeant son activité de manière à gagner le plus de valeur possible, chaque individu ne pense qu'à son propre gain. En cela, comme en beaucoup d'autres circonstances, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entrait nullement dans ses intentions. Et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société que s'il avait réellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses."

LE PROFESSEUR DESECONOMICUS : Pouvez-vous me faire des réflexions que vous inspire ce texte de Adam Smith ? Je vous laisse quelques minutes avant de répondre !

Intervenant 1 : Professeur, à mon avis, c’est un hymne à la gloire pour les dirigeants d’entreprises ; sans doute ceux-ci créent-ils des emplois et permettent-ils à leurs salariés de participer à la richesse de la nation En même temps, je trouve qu’il dédouane trop facilement les dirigeants de leur rôle social ; seul le profit est leur objectif ; encore heureux que « la main invisible »intervient, ce qui permet au philosophe de s’en sortir avec une belle pirouette.

Intervenant 2 : Professeur, pour ma part, ce sont les dernières lignes du texte qui m’ont frappé ; en effet, A. Smith ne retient dans le travail que l’aspect pécuniaire. De plus, il ne croit pas aux valeurs collectives coopératives, mutuelles, scoop…). S’il était de notre époque, je suis persuadé qu’il prêcherait pour « moins d’état et diminution des fonctionnaires », comme c’est le cas pour quelqu’un que nous subissons tous.

Professeur DECONOMICUS
Vous avez retiré l’essentiel de ce texte ; votre analyse est exacte. Je voudrais seulement vous préciser que les idées de A SMITH sont toujours en vigueur de notre temps ; vous entendez ses disciples proférer des lieux communs « Nous, ce n’est pas 35h /semaine mais 72 ou 73 h…Travaillez plus et vous gagnerez plus…sans oublier les trop payés que sont les fonctionnaires, les enseignants, les employés……J’arrêterai là cette litanie.
Les chantres de l’ultralibéralisme, car c’est bien d’eux qu’il était question font référencé à un ordre supérieur en matière économique ce qui équivaut à la main invisible.

Sur ce, le professeur DECONOMICUS vous invite la semaine prochaine pour un exposé sur le KEYNESIANISME, autre théorie économique.


Par Louis
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